Dire, ne pas dire

Ripation / ripatonner

Le 3 décembre 2012

Bonheurs & surprises

Les langues familière, populaire et argotique ont été productives pour désigner les chaussures et les pieds, le même mot pouvant parfois, par métonymie, désigner les unes et les autres. On citera simplement les bateaux, croquenots, godasses, grolles, lattes, péniches, pompes et autres tatanes, et les arpions, nougats, panards, pinces et autres pinceaux. À cette série, il convient d’ajouter les Ripatons, que l’on emploie dans l’un et l’autre sens et que l’on rencontre, entre autres, chez Zola.

Ce mot apparaît à la fin du XIXe siècle. Il est tiré de Ripatonner, « réparer », formé à partir de paton, « chaussure », sur le modèle de ribouiser, « réparer des chaussures », parce que les cordonniers, appelés jadis rebouiseurs, se servaient d’embauchoirs en bouis, le nom ancien du buis, pour redonner forme aux chaussures qui leur étaient confiées.